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lundi 19 mars 2012

L'image de la Présidence française dans le monde

A l'ouverture officielle de la campagne des élections présidentielles françaises, il semble que l'image du Chef de l'Etat français soit écornée en dehors des frontières de la République, et cela en des termes peu flatteurs !
On en vient à se demander parfois si durant ces dernières années, la France n'aurait pas assimiler d'autres cultures politiques.

Dans sa rubrique Review and Outlook du 13 Mars 2012, le Wall Street Journal modifiait le nom de Nicolas SARKOZY en Nicolas LEPEN du fait de certaines idées véhiculées lors de ses meetings mais aussi par certains de ses proches.
Un tel rapprochement fait par un journal aussi sérieux et considéré comme fiable en dit long de la perception du candidat, de ses idées et de son programme à l'extérieur de la France. Pour ce journal et son éditorialiste, Nicolas SARKOZY s'engagerait sur une voie axée sur l'anti-sémitisme et contre les migrants.

Il s'agit là d'une image dure pour une homme ayant prôné l'ouverture politique et la valorisation des minorités au sein de son gouvernement... mais malheureusement il semble que cela soit la perception du Chef de l'Etat à l'étranger.
Il va s'en dire qu'en ce 13 Mars, bon nombre de ses adversaires politiques et notamment la Gauche Française s'est empressée de relayer l'information ! Tous les coups sont permis...

Aujourd'hui, en ce 19 Mars 2012, ne voilà t'il pas que c'est au tour du Financial Times de comparer la France de SARKOZY à la Russie de POUTINE, notamment sur les liens étroits du Président avec les médias.
Voilà encore un parallèle peu flatteur d'une autre valeur sure de la presse économique anglo-saxonne qui vient ternir l'image de M. SARKOZY.

En ligne de mire : les liens avec Bolorré, Lagardère, Bouygues; ou encore la soirée au Fouquet's en 2007. Tant de points communs avec le fonctionnement pratiqué par Vladimir POUTINE.
Le site va jusqu'à affirmer que "les liens de Nicolas SARKOZY avec les patrons de la presse sont presque hilarants" et va jusqu'à comparer les confusions des pouvoirs pratiqués par le Président sortant à "un feuilleton brésilien ou à un roman victorien".

Il est clair que les opposants à Nicolas SARKOZY ne manqueront pas de s'en faire les gorges chaudes à propos de ce nouvel article lors des diverses interventions à venir.

Mais à force, on en vient à se demander si tout cela n'est pas fait dans le but de torpiller de l'extérieur cette campagne au travers de médias dits institutionnels et d'une certaine influence. Chaque Président a un style qui lui est propre et les analogies de ce genre ne sont pas forcément du meilleur effet, notamment sur des candidats, car il y a fort à parier que d'autres en feront les frais dans d'autres tribunes extérieures prochainement.

Certes, la France ne bénéficie plus comme avant de la même aura, notamment depuis la crise et la perte du "AAA". Mais depuis quelques temps, il semble que ce soit de plus en plus fréquent que des organismes privés (agences de notation, presse, ...) dévalorisent des États, des Gouvernements, des Dirigeants. 

A ce rythme, on se demande qui tient les rênes des pays, des états et autres... et vers où cela mènera à court ou moyen terme dans l'influence des choix des populations.