Paperblog

samedi 21 janvier 2012

Quand Google+ s'accapare du web et de sa sphère sociale


Depuis la mise en place de son réseau social en 2011, Google a fait le pari avec Google+ de rattraper son retard dans le domaine. Certes, la marque est le leader des moteurs de recherche sur le web et son navigateur Chrome est tout aussi présent que Firefox sur les machines qui équipent nos bureaux.


Depuis quelques temps, Google est taxé d'abus de position dominante notamment en ayant désindexé des résultats Twitter et Facebook au profit des remontés depuis son propre réseau social.
Les plus avertis y voient là une déviance de l'idée même que l'on se fait de Google et de son leadership en matière de moteur de recherche.

On ne peut pas reprocher à cette entreprise de se diversifier mais ses ramifications tentaculaires sur le web peuvent devenir inquiétantes. Preuve de la dernière mise à jour survenue dans le courant de la semaine du 16 au 22 janvier...

Google

Maintenant, quand vous désirez créer un compte Google vous êtes automatiquement "invités" à créer un compte GMail et Google+... je dis invité pour ne pas dire obligé car là est plus le cas qu'autre chose.
On peut donc dire que Google a changé sa stratégie d'action, d'impact et de recrutement de nouveaux adhérents à ses services mais surtout à son réseau social.

On a pu remarquer au cours des derniers mois des changements à tous les niveaux sur le site :

  • des fusions d'environnements et de thématiques,
  • des suppressions d'automatisations au profit d'une présence véritable,
  • des interactions entre les différents services de la firme de Mountain View, 
  • des "suggestions" d'adhésion au réseau social directement depuis le moteur de recherche,
  • l'implantation de la sphère réseau social dans les recherches,
  • etc.
Avec les stratégies mises en place au travers de Google+, des pages marques et entreprises, des grandes modification de la diffusion ainsi que de la recherche de l'information (moteur de recherche ou YouTube par exemple), il semble qu'à moyen terme certains aspects dits "institutionnels" disparaîtront.
Dans mon propos, je vise notamment la publicité telle que nous la connaissons mais aussi les sites web qui se "socialisent" de plus en plus et interagissent avec les visiteurs... Les pages marques (Facebook ou Google+) sont de vrais mini-sites qui sont gérés dans la majorité des cas en temps réel par le service de communication (ou agence de communication) ou tout autre Community Manager (et son équipe).

Google qui a toujours imposé sa marque et son fonctionnement en mode "mouvement (évolution) perpétuel" tente de marquer un grand coup sur le web en s'imposant à tous les utilisateurs et en redessinant de nouveaux paramètres dans le petit monde des réseaux sociaux occupés principalement par Facebook et Twitter... ainsi que les autres.

Pour l'instant, l'entreprise joue des coudes malgré les attaques de ses concurrents et les surveillances de tout bords, mais à force de vouloir s'imposer ne risque t'elle pas de se retrouver comme Facebook?
Certainement, si elle n'y prend pas garde, car le faux pas est vite arrivé. 

Google+ est un produit innovant et qui marche contrairement aux précédents services de Google, basés sur les réseaux sociaux. Google+ offre une autre vision plus avant gardiste et professionnel du réseau social avec une certaine interaction et facilité que ne propose pas ses concurrents.
Mais, à trop vouloir de la fréquentation on risque de perdre en qualité et de se retrouver mal évalué par les utilisateurs qui avaient trouvé une alternative à l'hégémonie de Facebook.

Il faut de tout pour faire un monde, mais à trop vouloir on risque de se brûler les ailes... Google + a certes un défi à relever, mais devrait s'adapter au système plutôt que de lui forcer la main.

Et vous, pensez-vous que Google en fait trop avec Google+ et les services liés? Migrons-nous vers un internet ainsi qu'un système "Googlelisé"?