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lundi 16 janvier 2012

Le tourisme de croisière sera t'il fortement impacté après le "Concordia"?

L'incident et l'accident de ce vendredi 13 janvier à proximité de l'Île de Giglio située au sud de la Toscane semble mettre à mal le numéro 1 mondial des croisières, à savoir le Groupe Carnival.
Carnival se décline au travers de diverses filiales dont Costa Croisière, basé en Italie qui assure des rotation tant dans la Méditerranée que dans la Caraïbe ou encore les Etats-Unis.

Selon une première estimation à chaud, l'affaire se chiffrerait entre 85 et 95 millions de dollars, sans compter les dédommagements aux victimes mais aussi l'impact direct sur la réputation du groupe. Beaucoup de zones d'ombres subsistent quant au respect des règles de sécurité, l'implication du facteur humain, etc.

Il est clair que l'armateur italien COSTA ainsi que sa maison mère CARNIVAL n'avaient pas besoin de cette mauvaise presse : les tendances relatives à l'essor du tourisme de croisière étaient au beau fixe et des perspectives positives étaient attendues pour l'année 2012.
Il était même question en août dernier de renforcer la flotte de deux nouveaux paquebots ultra sécurisés pour réaliser de meilleures dessertes et notamment celle de la zone caraïbes qui verrait lors de la saison hiver 2012-2013 l'arrivée de nouvelles compagnies sur le secteur.

Le numéro 1 mondial et le numéro 1 européen de la croisières se retrouvent donc dans la tourmente d'autant plus que cette catastrophe ne faisait pas l'objet d'un contrat auprès d'un tiers, vu qu'elle s'auto assure elle-même. D'autres coûts sont donc à envisager, vu qu'ils ne sont pas chiffrables à l'heure actuelle. Les pertes risquent donc d'être conséquentes pour cette erreur de pilotage, semble t'il.

Cet accident intervient donc à l'heure où tous les indicateurs semblaient être au vert dans le secteur du tourisme de croisière : le trafic n'a eu de cesse d'augmenter depuis 2005 passant de 1,4 millions entre 2007 et 2010 pour atteindre 5,4 millions l'an dernier.
Même la Martinique, pourtant reléguée en fond de soute pendant un temps et du fait des évènements sociaux de 2009, a su tirer son épingle du jeu sur la saison actuelle : pratiquement pas un jour ne passe si un bateau de croisière ne fait escale sur l'Île.

De plus, bon nombres de touristes sont déjà programmés pour la saison hiver 2012-2013 tant sur la Martinique que dans les Antilles avec une rotation multipliée au minimum par 3 par rapport aux années précédentes.
En cas de sentiment d'insécurité, c'est tout un plan d'action de relance touristique basé sur les bateaux de croisière qui prend l'eau en ce qui concerne la Martinique.

Certains sceptiques se souviennent qu'il y a quelques années, un bateau s'était ensablé dans la baie de Fort de France, immobilisant de ce fait pendant plusieurs heures le navire... mais ça c'était avant vu que depuis un chenal a été creusé afin d'accueillir de très grosses embarcations comme le Queen Mary 2 !

La Martinique étant principalement desservie par les bateaux du groupe Carnival et plus particulièrement par Costa, il est fort à parier que le CMT ne manquera pas de prendre toutes les mesures afin de pérenniser le trafic touristique sur l'Île. Car même si l'erreur est humaine, il ne s'agit pas de plomber une économie qui tente de sortir la tête de l'eau et de survivre!

Charge à CARNIVAL et COSTA de stopper l’hémorragie mais aussi de redorer leurs blasons pour rassurer les clients et promouvoir les destinations ainsi que les trajets, car il ne s'agit pas de s'arrêter en si bon chemin vu que les voyants sont tous au vert... L'affaire "Concordia" a certes ralenti la progression mais n'a pas tirée le frein à main !