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mercredi 28 décembre 2011

Hadopi dans le viseur des internautes français

Depuis la promulgation de la loi HADOPI en France et des travaux pour la mise en oeuvre de la loi SOPA aux Etats-Unis, la résistance c'est organisée pour contrer voir contourner ce frein à la liberté du net !

Les blogueurs, les grandes entreprises, les internautes lambda, des politiques se mobilisent pour ralentir leurs évolutions et leur application : personne ne veut arriver aux extrêmes que nous connaissons en Chine ou en Iran.

Actuellement, on voit qu'aux USA on en arrive au boycott d'entreprises comme GoDaddy.com qui soutienne la loi SOPA. Les pertes pour cette entreprise sont considérables : beaucoup de personnes abandonnent le navire, comme Wikipédia qui l'a fait savoir de manière publique !

La donne change, l'internaute gronde : à bas la répression numérique !

En France, on veut montrer que les critères de chasse d'HADOPI ne sont pas fiables et que s'appuyer sur l'adresse IP est trop aléatoire. A ce stade, le retour de flamme et le choc sont violents ! FATALITY 
C'est l'Etat et le Gouvernement même qui sont dans le viseur des usagers du net et qui en font les frais publiquement.

Dans la semaine du 19 Décembre 2011, il a été démontré via les adresses IP que la Police Municipale de Meze procédait à quelques téléchargement sur internet (films et MP3).
Puis après cela a été le tour du Palais Présidentiel de l'Elysée via le site YouHaveDownloaded qui a reniflé les ports et décelés pas mal de trafics sur les réseaux de Torrent. 

L'Elysée a admit qu'il ne pouvait s'agir d'un collaborateur qui aurait procédé à ces téléchargements mais à un membre extérieur au Palais. De plus, les portes paroles ont reconnus qu'il pouvait y avoir quelques failles dans le système, qui mériterait semble t'il d'être corrigé.

Néanmoins, aujourd'hui c'est au tour du Ministère de la Culture et de la Communication de passer sous le "nez" des renifleurs... et le résultat est éloquent, au delà de toute attente !!!
Films, jeux, mp3s, séries, programmes et même contenus pour adultes sont régulièrement téléchargés... on ne s'ennuie pas à la Culture. La preuve on fait vivre les ayants-droits en pompant allègrement sur le net.

On peut dire que le système fonctionne bien à ce niveau.
Bien sur, on rétorquera comme pour l'Elysée qu'il s'agit d'un membre extérieur venu se connecter sur le Wifi du Ministère... mais contrairement à l'Elysée, les même téléchargements reviennent fréquemment sur les IP pointant vers les ordinateurs du Ministère !

Étrange, étrange me direz-vous... Mystère et boule de bille ou de gomme !

Dans ce cas, on est en droit de penser qu'il y aurait vraiment et purement du téléchargement illégal au sein même d'un (ou des) institution(s) gouvernementale : cela constitue un délit grave au regard de la Loi.

Mais bon, on peut se conforter dans l'idée qu'il s'agit de téléchargements bidons et qu'il s'agit d'usurpation d'adresses IP sur certains serveurs... ou qu'il s'agisse aussi d'un étranger qui passait par là. 

La seconde option semble plus "soft" de prime à bord mais cela revient à dire que tout le système HADOPI est une vaste fumisterie mais aussi ne peut être fiable véritablement : tout cela serait donc une erreur et cette loi voit droit dans le mur !!

Voilà qui va ravira le plus grand nombre des internautes, des SEO, des hébergeurs... 
Si la procédure devrait s'appliquer à un "particulier" ou "entreprise", il appartiendrait au Ministère d'apporter la preuve de son innocence et de mettre oeuvre toutes les mesures visant à sécuriser sont réseau, sous peine de représailles sévères (PV, amendes, prison, ...)!

De là à ce que ça arrive, je pense qu'il y a du chemin... il y a quand même un paquet de dossiers "importants" avant (LOL).

Pour finir, je reprendrai et adapterai une célèbre phrase d'une émission phare de la télé "Hadopi, maintenant à qui le tour?"
D'ici la semaine prochaine, il se pourrait qu'une autre institution fasse parler d'elle... Wait and see !