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dimanche 14 septembre 2014

Merci pour ce moment : une expérience au goût doux-amer



Je me suis finalement laissé tenter par la lecture du livre de Valérie #Trierweiler intitulé #MerciPourCeMoment. Un peu de "culture" littéraire faisant le buzz depuis quelques jours ne me fera pas de mal.
Honnêtement, pour la personne qui aime le romanesque, les amours impossibles et brisés, le livre se laisse parcourir avec un bon vin rouge et des "amuses bouches"... quelques photos auraient pût être jointes, tellement que parfois les images sont saisissantes ou viennent à l'esprit. Petit clin d’œil aux romans photos...

Tout au fil de l'ouvrage, on voit, on sent et ressent la jalousie, la rancœur, la possessivité, la détermination mais surtout la douleur de Valérie au fil des pages à l'encontre son ex-compagnon François HOLLANDE... qui semble t'il la beaucoup blessé, méprisé, humilié (même sa propre famille à l'occasion d'un diner). Il en devient la cause quasi totale de l'échec de la relation du fait de ses nombreux mensonges (à elle mais aussi aux électeurs) et si bien que celui-ci ne serait pas l'homme que l'on pense en réalité... du moins loin de l'image publique qu'il véhicule.
On en arrive à se demander à un moment si Nicolas Sarkozy est si mauvais que la gauche et les médias le disent, tant "François" se montre double et odieux... SARKOZY que l'on disait "bling bling" et accro aux médias ainsi qu'à son image semble finalement, selon les propos de VT, moins obnubilé par cela que le Président en exercice. D'ailleurs, en filigrane Nicolas Sarkozy semble avoir plus de bienséance et attaché aux vrais valeurs, comme notamment celle relative à la famille.

Pour une journaliste politique et chroniqueuse littéraire qui a toujours voulu protéger son jardin privé ainsi que son intimité depuis son ascension à l'Élysée, voilà qu'elle se dévoile entièrement (ou presque) au travers de ces 125 pages. Cela est assez paradoxal, et prouve aussi à son niveau une non maîtrise de ces deux aspects ainsi qu'une rupture mentale.
C'est clair que passer du bas de l'échelle et arriver à un tel niveau peut, avec l'épisode "GayetGate"  ainsi que la "répudiation en 18 mots froids", générer ce déballage d'état d’âme. 

Tout est écrit sous le coup de l'émotion, du choc post-traumatique de la rupture encore fraîche. Parfois, cela manque de recul. Ceci dit, elle fait toujours état à cet état léthargique dû à sa prise quotidienne de médicaments.
Ainsi, on assiste à des confidences, sur elle ainsi que sur le Pouvoir, manquant parfois d'objectivité : l'ouvrage en est émaillé. Après, je ne prends partie ni pour l'un, ni pour l'autre des protagonistes en présence ; mais force est de constater que la roue tourne à tous les niveaux.

Néanmoins, on en apprend sur la personnalité de l'auteure qui est loin d'être celle qui est la plupart du temps véhiculée dans la presse à sensations... il faut les deux sons de cloche.
Selon ses dires, elle semble bien plus proche du peuple que de l'image qu'elle a renvoyée ou qui est formatée par les médias depuis le début de la relation avec son ex-concubin. D'ailleurs, les (ses) actions humanitaires prises sur le vif par les caméras ou relatées par ses proches du temps où elle fût la "compagne du Président" semblent coller à sa vie réelle. Elle semble s'être moins perdue que celui-ci, qui, selon ses dires, est devenu froid, distant et un peu plus hautain... loin des valeurs de la Gauche réelle et authentique. Au contraire, on voit au travers du récit une "gauche caviar" qui aime le luxe comme certains aiment à le dire.

Ceci dit, une part de Mme Trierweiler est toujours éprise du Président qui lui non plus ne lâche pas l'affaire apparemment au travers de sollicitations nombreuses (fleurs, SMS, diners). On y aperçoit des sentiments d'un amour perdu, qu'elle s'efforce d'oublier car elle ne veut pas céder : elle se bat contre elle même et le manque ou l’absence de son Grand Amour. A un moment, elle semble fasciné par cet homme dont elle fait encore l'éloge, parfois dans son livre.
Mais, vu le passé d'Hollande avec Ségolène, on peut s'interroger sur son honnêteté, surtout sentimentale et sur sa capacité, tout comme l'auteure, à savoir ce qu'il veut réellement. C'est à croire qu'il veut plaire à tous, et avoir un harem ou une cour à sa disposition... comme à la période des grands monarques. Il y est dépeint comme borné et "aveugle" des réalités. On en arrive à se demander si il n'est pas macho tellement que cela vient à l'esprit... à l'opposé de ce que l'on voit de lui en général. 

Sincèrement, le livre aurait pu et dû sortir après le mandat du Président, et qu'on le veuille ou non il s'agit d'une vengeance "douce-amer" de la part de sa dernière concubine officielle. Car elle se répand tout au long de ce livre, ce qui donne un côté romanesque, à l'eau de rose (d'où la bouteille de vin obligatoire).

Au final, l'ouvrage est rédigé pour faire sensation, pour partager une intimité, pour expier une douleur avec le monde, ainsi que les électeurs... et comme tout conjoint ou compagnon (compagne) blessé(e), prendre une certaine revanche sur une situation, qui est loin d'être finie.
On retrouve l'émotion, l'amour blessé qui ne cicatrise pas. Elle partage SA vérité avec ses lecteurs, avec la France. Un mélange des genres (public/privé) assez particulier.

Elle aura au moins réussie à générer le buzz sur les cendres de sa rupture et à apaiser (temporairement) ses douleurs auprès de plus de 145 000 personnes qui auront achetés le livre en moins d'une semaine en librairie.

Reste à savoir si son réveil sera moins douloureux après cet acte qui est assimilé par l'opinion publique comme étant une énième erreur de sa part tant sur le plan professionnel, personnel que pour (dans) la sphère politique.
Good luck Miss Trierweiler...