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mardi 22 janvier 2013

Les salaires des dirigeants : le cas genant de la SEMSAMAR

L'affaire a été révélée sur la tribune de Politiques Publiques ce week-end dernier (20 Janvier 2013). Il s'agit du rapport de la MIILOS (Mission Interministérielle du Logement Social) qui fait été sur le salaire de la Directrice Générale de la SEMSAMAR en la personne de Mme ROMANA-BELENUS qui serait à hauteur de 1 200 000 € !
Un salaire qualifié de "choquant" par le rapport en question pour gérer une institution dédiée au logement social... donc pour des personnes à faibles revenus en général (...).

Sur le principe, il faut avouer que cela peut sembler ahurissant de voir de tels revenus sous  les latitudes des Antilles Françaises; mais tout travail mérite salaire et tout devoir ou pouvoir implique des responsabilités et des risques. Il faut pouvoir aussi faire face aux cours durs en cas d'échec ou de crash avéré (erreur manifeste).
Mais n'oublions pas : ce genre d'institution est géré ou supervisé par un Conseil d'Administration. Alors il faut calmer le jeu.

Les salaires des dirigeants de grosses structures (CAC40 ou autres) ont toujours fascinés ou attirés les regard comme des mouches vers un pot de miel. On s'interroge toujours sur le bien fondé de tels revenus au regard des missions dévolues à l'individu.
En l'espèce, c'est le cas pour Mme ROMANA-BELENUS selon ce rapport. Celle ci a tout de même diminuée ses revenus de 2/3 par rapport à son prédécesseur M. FISCHER... et pourtant rien ne lui a été incriminé durant toutes ses années à la tête de la SEMSAMAR en Guadeloupe. Cela soulève des questions.

Que faisait la MIILOS durant tout ce temps? Pourquoi ne pas avoir dénoncé d'abord le précédent dirigeant?
Alors on dira : "oui il a tant fait pour le logement social", voir "il avait un talent inné" ou encore "ce fut un homme de tête car il sort de France Métropolitaine et provient d'un grand établissement scolaire". Enfin, que des arguments légers car tout est aléatoire. L'origine de l'individu ou ses actes ne le dispensent pas d'être examiné à la loupe à toute occasion et ne devraient pas être un critère particulier pour évaluer sa rémunération correctement ou décemment.
Le "laisser faire" voir la tolérance ont été appliquées durant toutes ces années.

Cette dame a trouvée une situation existante et connue de tous depuis 20ans, elle a donc pris ses gants en baissant sa rémunération... peut être pas assez au sens de certains. Elle a aussi négocié son salaire et ses avantages comme tout cadre supérieur et en fonction de la grille ainsi que des possibilités réelles de la boite.
Mais tout ce qui lui est reproché existe (en pire ?) depuis des années et n'a jamais été dénoncée : elle se trouvait donc au mauvais endroit au mauvais moment et se trouve pointée du doigt aujourd'hui.

Malheur pour elle... mais honte à la MIILOS qui n'a jamais fait véritablement son travail et livre en pâture aux journalistes et à qui veut l'entendre cette situation de "compères lapins" établie depuis fort longtemps !!
A qui profite le crime passionnel ? A qui la faute ?
Il faut un bouc émissaire pour montrer que l'on fait son travail... ou pas ! Exit donc la notion de "Liberté et d'Égalité" de traitement dans cette situation.

A chacun de voir midi à sa porte et d'avoir un regard honnête sur cette situation, mais aussi sa rémunération en cas d'embauche dans un poste à responsabilité dans une structure en vue...