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mercredi 25 janvier 2012

Jeu de (premières) dames de France

A l'approche de la Présidentielle française, le jeu semble être tendu entre la gauche et la droite : le président sortant baisse dans les sondages, son électorat semble ne plus le soutenir ; contrairement à son challenger de gauche qui semble drainer les foules tant bien que mal derrière lui.

Mais voilà, ne dit-on pas que derrière chaque grand homme ou dirigeant, se cache une femme...
D'un côté nous avons Carla Bruni-Sarkozy, Première Dame de France, et de l'autre nous avons Valérie Trierweiller, compagne du challenger au Président qui aspire légitimement à devenir la Première Dame de la République (après mariage cela s'entend...).

Aussi, c'est par médias interposées que les deux dames défendent leurs maris : l'une avec sa discrétion légendaire et l'autre de manière plus visible. Elles entrent en jeu et entendent bien faire connaitre leurs positions et soutenir les idées de leurs conjoints.

Valérie Trierweiller, 46ans et journaliste et animatrice sur Direct 8 a depuis quelques temps signalée de manière publique et sans équivoque son soutien à François HOLLANDE. Que ce soit dans le Parisien, dans Gala, dans Télé 7 jours et sur le plateau du Grand Journal de Canal+ (durant la semaine écoulée !), elle affiche sa mobilisation pour son compagnon. 
D'ailleurs, c'est sur les conseils de Mme JOSPIN qu'elle agit de la sorte car elle avait regretté de ne pas avoir fait assez à l'époque... Mme Treierweiller ne fera pas la même erreur et décide vraiment de s’immiscer dans les projets du candidat socialiste.

A ce titre, elle précise que François HOLLANDE est "quelqu'un qui écoute, m'écoute, mais n'est pas influençable". Belle preuve d'amour mais aussi de promotion vis à vis de son électorat et des membres du parti. Et même si son jeu semble ambiguë sur certains points, elle fera tout pour contribuer à la visibilité de son conjoint via son statut de journaliste.
A ce petit jeu, on peut se dire que le faux pas est vite arrivé, car bon nombre de femmes mariés de candidats et à des postes clés sur des chaînes de télé se sont vus écartés de l'écran... Audrey Pulvar, Anne Sainclair, etc.

Carla Bruni-Sarkozy, "jeune mère", a décidé de jouer la carte de la discrétion et de s'exprimer uniquement que dans les colonnes de Libération du mercredi 25 janvier 2012.
Celle ci a voulu dé-crédibiliser le propos selon lequel que le Président serait découragé quant aux prochaines échéances électorales, suite à des informations recueillies lors de son passage en guyane.
Pour elle, a tâche exceptionnelle il faut un homme hors du commun et selon ses dires cela ne serait nullement un signe d'abandon ou de pessimisme de la part de M. SARKOZY.

Bien qu'ayant toujours été discrète contrairement à Cécilia, l'ex-épouse du Président, elle indique tout de même que si Nicolas SARKOZY se présente en temps que candidat, elle sera à ses côtés et participera autant que possible à tout.
Après toutes ses années, et bien qu'étant de la gauche Italienne, la Première Dame se réveille à l'approche de l'échéance électorale et manifeste la volonté de vouloir s'impliquer plus auprès de son époux et pour la France.

De mémoire et dans les précédentes campagnes présidentielles, les femmes ou compagnes des candidats ne se sont jamais autant affichées (surtout autant que la compagne de M. HOLLANDE)... hormis Cécilia qui avait un moment détourné l'attention du peuple envers le Nicolas SARKOZY. Une grande erreur qui avait mis à mal l'image de la fonction de Président.
Et c'est la raison pour laquelle aucune femme/compagne de candidat n'a jamais autant fait de remous dans la presse (écrite ou télévisée) : son rôle est d'accompagner, de rendre le candidat vrai, humain, qu'il se dévoile de manière naturelle et non d'altérer sa personnalité ou d'être un paravent vis à vis du peuple.
L'élection présidentielle a toujours été la rencontre du peuple et d'un homme... à moins que certains chercheraient à redéfinir ce concept traditionnel en France.

Pour l'instant, il semble que le Couple Présidentiel agisse sagement quant à la logique des chose. Le Président sortant n'est pas encore candidat et rien ne dit qu'il ne va pas changer de stratégie.
Les prochains jours verront d'autres déplacements de pions et de nouvelles ouvertures de jeu pour ces "Dames de France".