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dimanche 14 septembre 2014

Merci pour ce moment : une expérience au goût doux-amer



Je me suis finalement laissé tenter par la lecture du livre de Valérie #Trierweiler intitulé #MerciPourCeMoment. Un peu de "culture" littéraire faisant le buzz depuis quelques jours ne me fera pas de mal.
Honnêtement, pour la personne qui aime le romanesque, les amours impossibles et brisés, le livre se laisse parcourir avec un bon vin rouge et des "amuses bouches"... quelques photos auraient pût être jointes, tellement que parfois les images sont saisissantes ou viennent à l'esprit. Petit clin d’œil aux romans photos...

Tout au fil de l'ouvrage, on voit, on sent et ressent la jalousie, la rancœur, la possessivité, la détermination mais surtout la douleur de Valérie au fil des pages à l'encontre son ex-compagnon François HOLLANDE... qui semble t'il la beaucoup blessé, méprisé, humilié (même sa propre famille à l'occasion d'un diner). Il en devient la cause quasi totale de l'échec de la relation du fait de ses nombreux mensonges (à elle mais aussi aux électeurs) et si bien que celui-ci ne serait pas l'homme que l'on pense en réalité... du moins loin de l'image publique qu'il véhicule.
On en arrive à se demander à un moment si Nicolas Sarkozy est si mauvais que la gauche et les médias le disent, tant "François" se montre double et odieux... SARKOZY que l'on disait "bling bling" et accro aux médias ainsi qu'à son image semble finalement, selon les propos de VT, moins obnubilé par cela que le Président en exercice. D'ailleurs, en filigrane Nicolas Sarkozy semble avoir plus de bienséance et attaché aux vrais valeurs, comme notamment celle relative à la famille.

Pour une journaliste politique et chroniqueuse littéraire qui a toujours voulu protéger son jardin privé ainsi que son intimité depuis son ascension à l'Élysée, voilà qu'elle se dévoile entièrement (ou presque) au travers de ces 125 pages. Cela est assez paradoxal, et prouve aussi à son niveau une non maîtrise de ces deux aspects ainsi qu'une rupture mentale.
C'est clair que passer du bas de l'échelle et arriver à un tel niveau peut, avec l'épisode "GayetGate"  ainsi que la "répudiation en 18 mots froids", générer ce déballage d'état d’âme. 

Tout est écrit sous le coup de l'émotion, du choc post-traumatique de la rupture encore fraîche. Parfois, cela manque de recul. Ceci dit, elle fait toujours état à cet état léthargique dû à sa prise quotidienne de médicaments.
Ainsi, on assiste à des confidences, sur elle ainsi que sur le Pouvoir, manquant parfois d'objectivité : l'ouvrage en est émaillé. Après, je ne prends partie ni pour l'un, ni pour l'autre des protagonistes en présence ; mais force est de constater que la roue tourne à tous les niveaux.

Néanmoins, on en apprend sur la personnalité de l'auteure qui est loin d'être celle qui est la plupart du temps véhiculée dans la presse à sensations... il faut les deux sons de cloche.
Selon ses dires, elle semble bien plus proche du peuple que de l'image qu'elle a renvoyée ou qui est formatée par les médias depuis le début de la relation avec son ex-concubin. D'ailleurs, les (ses) actions humanitaires prises sur le vif par les caméras ou relatées par ses proches du temps où elle fût la "compagne du Président" semblent coller à sa vie réelle. Elle semble s'être moins perdue que celui-ci, qui, selon ses dires, est devenu froid, distant et un peu plus hautain... loin des valeurs de la Gauche réelle et authentique. Au contraire, on voit au travers du récit une "gauche caviar" qui aime le luxe comme certains aiment à le dire.

Ceci dit, une part de Mme Trierweiler est toujours éprise du Président qui lui non plus ne lâche pas l'affaire apparemment au travers de sollicitations nombreuses (fleurs, SMS, diners). On y aperçoit des sentiments d'un amour perdu, qu'elle s'efforce d'oublier car elle ne veut pas céder : elle se bat contre elle même et le manque ou l’absence de son Grand Amour. A un moment, elle semble fasciné par cet homme dont elle fait encore l'éloge, parfois dans son livre.
Mais, vu le passé d'Hollande avec Ségolène, on peut s'interroger sur son honnêteté, surtout sentimentale et sur sa capacité, tout comme l'auteure, à savoir ce qu'il veut réellement. C'est à croire qu'il veut plaire à tous, et avoir un harem ou une cour à sa disposition... comme à la période des grands monarques. Il y est dépeint comme borné et "aveugle" des réalités. On en arrive à se demander si il n'est pas macho tellement que cela vient à l'esprit... à l'opposé de ce que l'on voit de lui en général. 

Sincèrement, le livre aurait pu et dû sortir après le mandat du Président, et qu'on le veuille ou non il s'agit d'une vengeance "douce-amer" de la part de sa dernière concubine officielle. Car elle se répand tout au long de ce livre, ce qui donne un côté romanesque, à l'eau de rose (d'où la bouteille de vin obligatoire).

Au final, l'ouvrage est rédigé pour faire sensation, pour partager une intimité, pour expier une douleur avec le monde, ainsi que les électeurs... et comme tout conjoint ou compagnon (compagne) blessé(e), prendre une certaine revanche sur une situation, qui est loin d'être finie.
On retrouve l'émotion, l'amour blessé qui ne cicatrise pas. Elle partage SA vérité avec ses lecteurs, avec la France. Un mélange des genres (public/privé) assez particulier.

Elle aura au moins réussie à générer le buzz sur les cendres de sa rupture et à apaiser (temporairement) ses douleurs auprès de plus de 145 000 personnes qui auront achetés le livre en moins d'une semaine en librairie.

Reste à savoir si son réveil sera moins douloureux après cet acte qui est assimilé par l'opinion publique comme étant une énième erreur de sa part tant sur le plan professionnel, personnel que pour (dans) la sphère politique.
Good luck Miss Trierweiler...

jeudi 7 février 2013

Free Mali... ou comment dépenser 70M d'euros

Libérer le Mali n'est pas chose évidente. Même si la plupart des partis politiques français ont adhérés au choix du Président François HOLLANDE, il n'en demeure pas moins que cette décision n'est pas sans conséquence sur le contribuable et les dépenses publiques.

Après un mois, l'opération SERVAL que l'on espère courte a déjà un coût non négligeable ! Même si Laurent FABIUS estime un retrait des troupes d'ici mars 2013, il semble que l'État français aurait déjà déboursé 70 millions d'euros durant le court laps de temps.

Damn, 70 millions ce n'est pas rien en ces temps de crise mondiale et surtout que le gouvernement dit vouloir réduire sur les dépenses. Cela semble un peu incohérent sur les bords. Certes, il faut aider le Mali, la France est soutenue moralement par d'autres pays... mais qui va payer les frais ?
Le con-tribuable ! Oui oui... La liberté n'a pas de prix.

Envoyer 4 000 hommes sur le terrain, plus de 10 000 tonnes de matériel en quinze jours, les Rafales, les primes de guerres et tout cela ça a un coût !
Cette guerre est tout de même plus chère au jour que les autres dans laquelle la France c'est engagée. En effet, ce sont 2,7M€ qui y sont injectés chaque jours, contrairement à la Libye (1,6M€/J) ou l’Afghanistan (1,4M€/J). Mais bon, tout le monde trouve cela normal.

La rigueur s'arrête donc aux portes de la guerre et de la liberté des autres nations.
La fin justifie t'elle les moyens ? La France pourra t'elle payer cette largesse faite à une autre nation, alors qu'elle s'enlise dans des dettes, des emprunts... dans le mariage pour tous ?

Bonnes questions quand on sait que le pays s'est engagé après le vote de la loi finance. Mais bon, il y aura une rectificative... ou alors on ira puiser dans les enveloppes diverses comme les frais exceptionnels.
On reproduit les mêmes choses... ou presque, vu que le gouvernement a constitué une réserve dite de précaution de l'ordre de 6 Milliards d'euros. Ben oui, un peu d'épargne à la Banque (pas postale) ça peut faire du bien en cas d'imprévus !

Ceci dit, il semble que les objectifs fixés par le gouvernement virent selon le sens du vent et on ne sait jamais ce qui pourra arriver demain, tellement que tout semble imprévisible... et même bien plus que l'ancienne mandature par moment.
C'est à se demander où se situe le changement qui est et devrait être "maintenant". Quoique oui c'est le cas. 

Espérons donc que le contribuable n'en sortira pas trop lésé de ce conflit, qu'il ne durera pas longtemps (souvenons nous des USA et Ben Laden), que la France puisse vraiment tout payer (pas de chèque en blanc)... et surtout que le Mali soit libre avec un vrai renforcement des liens vis à vis de la France.

mardi 5 février 2013

Les problèmes de la France Vs Le Mariage pour tous

Déjà pratiquement 2 mois que la France reste suspendue à ce thème et ce projet de loi qu'est "Le Mariage pour Tous". La presse TV, papier et radio ne parlent que de cela ; les partis politiques ; les passants... si bien que l'on ne sait que très peu de ce qui se passe en France.

Il y a de quoi être noyé et en overdose quand à ce flot et flux perpétuel de débats. Même le dimanche l'Assemblée Nationale en parle. Il faut que cette loi passe aux forceps ou par césarienne mais il faut qu'elle sorte. A croire que c'est le thème principal de la campagne de François HOLLANDE et de son gouvernement... il me semblait qu'elle faisait pourtant partie de la section 50/60 de ses propositions.

Le but n'est pas de dire qu'il y aurait un parti pris pour ou contre le Mariage pour Tous... loin de là. Mais il y a tant de préoccupations plus importantes en ce moment qui mériteraient une mobilisation plus que forte de la part du Gouvernement : et là dessus très peu de mots !

La France va mal mais on se concentre sur un point secondaire en oubliant l'essentiel.
Alors oui on parlera d'égalité pour tous, de prise de considération, d'avancée sociale et familiale. Sur ce point pas de problèmes : on adhère ou pas !
Néanmoins, l'égalité pour l'accès à l'emploi ou à son maintient, la prise en considération des chômeurs, les effets de la crise sur les ménages qui est sous estimée : tout cela est aussi concret voir plus concret et urgent.

Les valeurs se perdent par ci par là. A trop critiquer on en arrive à faire pire qu'avant, et les dérives sont multiples.
Le "bling bling" n'est peut-être pas aussi visible mais est toujours tout aussi présent dans le gouvernement, dans les hautes sphères. On ne pense qu'à son nombril, aux petits copains : comment faire plaisir aux mêmes !

Certes se montrer en ce moment aux 4 coins du globe est une bonne idée marketing pour une ré-élection mais à faire de l'extérieur et laisser la population aux prises avec un sujet créant des clivages et des divisions profondes n'est pas une solution.
Cette manipulation des médias cache peut-être quelque chose et dure depuis un bon moment. Que découvrira t'on quand la les masques tomberont, quand la pression va redescendre ?
Ce fonctionnement fut le même que l'ancien Chef de l'Etat, à la différence que tout était fait en sorte que ce qui était masqué pendant 3/4 jours soit révélé bien vite... là ça fait 2 mois. L'inaction sera t'elle visible après le passage du projet de loi ? Découvrirons nous des "cadavres" ? Déjà que chaque ministres, dont le number One, en a.

Soyons donc vigilants ces prochains jours ou mois quant à l'action du gouvernement français en France et en extérieur... car une chose est sure : on pourra tous se marier au moins en France, pays d'égalité !

jeudi 17 janvier 2013

Les politiques martiniquais et les réseaux sociaux

D'une manière générale, on remarque que les hommes et femmes politiques français ou internationaux sont présents sur les réseaux sociaux. La plupart d'entre eux font appel à des organismes de communication pour gérer leurs profils Facebook, Twitter, Google+... mais d'autres préfèrent être physiquement présents.

La présence physique d'un politique sur les réseaux sociaux laisse parfois la place à des dérives inattendus comme des messages privés diffusés publiquement, des débordements (comme certains ministres sous Sarkozy)... Difficilement encadrés, certains commettent de lourdes fautes en matière de communication et peuvent mettre à mal leur image ou celle de leur parti.

En Martinique, certains se distinguent de part leur originalité.

Catherine CONCONNE, 1ère Vice Présidente de la Région Martinique, s'exprime toujours en live et avec le phrasé qu'on lui connait. Certes, par rapport à ses débuts, elle a le mérite d'avoir évoluée positivement diront certains. 
Moins de propos crus, un plus d'eau dans son vin : le live lui réussit bien quelque soit le lieu où elle se trouve. En présence de dignitaires, en séances plénières, en sorties officielles Mme CONCONNE a son mot à dire sur Facebook ! On dirait quelle trouve le temps de parler à la population sans jeu de mot, sans ambages ou détours contrairement à beaucoup.
En cas de dérapage, elle maîtrise...

Serge LETCHIMY, Président de la Région Martinique, a décidé quant à lui d'être sur Facebook et Twitter et apparemment de faire un mix entre la personne physique et le chargé de communication. Avec ses comptes sociaux, on est dans le personnel et l'impersonnel. Après, vu sa fonction on ne peut demander plus car on l'attaquerait sur l'usage de son temps (ce qui n'est jamais arrivé à Mme CONCONNE).

Mais ce jeudi 17 Janvier 2013, "Serge" a twitté être un excellent joueur de belote dans le cadre d'un #JeudiConfession !!
D'emblée j'ai proposé une rencontre afin que nous puissions nous "affronter" dans une rencontre "amicale"... J'attends ma réponse.

Néanmoins, tout cela soulève des interrogations quant on sait que le Facebook du Président de Région a été récemment piraté. Et par ailleurs, si ce tweet est de lui, n'y a t'il pas une limite franchie par rapport au poste ou la fonction qu'il occupe?
Mais n'oublions pas tout de même qu'il est "un homme comme vous et moi" comme l'a affirmé un twittos (Merci @JoeyFwi)... un homme comme tout le monde !

Certains devraient y réfléchir et y gagneraient plus à être un peu plus en contact avec la réalité, la population et leurs électeurs.

Ceci dit une telle proximité ne devrait pas déranger et devrait être soutenue car on sait à ce moment à qui nous avons à faire et qui nous dirige. Merci pour leur "transparence" et profitons des réseaux sociaux tout simplement...

(PS : Audrey PULVAR revient sur Twitter stp)

UPDATE : La réponse de M. Serge LETCHIMY



mercredi 21 mars 2012

Dominique de VILLEPIN serait il le nouveau Lionel JOSPIN ?

A l'heure où la campagne pour les élections présidentielles vont reprendre, il est des nouvelles qui peuvent parfois surprendre. En fait, bon nombre d'hommes politiques se battent toute leur vie, à l'instar de François BAYROU pour obtenir le Saint-Graal qu'est la fonction de Président de la République Française.

Selon le Canard Enchaîné, il semblerait que l'ancien premier ministre, Dominique de VILLEPIN, aurait obtenu environ 600 parrainages (et non les 460 comme affirmé le 15 mars 2012) qui aurait du lui permettre de se lancer dans la course aux présidentielles. De plus, il semble que le journal tienne cette information de... l'intéressé lui-même !

Voilà une nouvelle plus que surprenante !!

Mais là où le bas blesse, c'est que M. de VILLEPIN aurait préféré renoncer de peur de réaliser un score "humiliant" lors du premier tour, vu qu'il n'est crédité que de 1% des intentions de vote à 1 mois du jour J. C'est vrai, qu'il peut être extrêmement difficile de se faire rembourser les frais de campagne après le procès Clearstream, surtout si il n'atteint pas les 5% de vote.
Mais l'ancien ministre oublie une chose : les sondages ne disent pas toujours vrai et il n'y a que les urnes qui scellent le destin d'un politique. 

Cette peur de l'échec pour un homme ayant réussi sur divers points n'est pas sans nous rappeler un ancien premier ministre en la personne de Lionel JOSPIN qui lors de l'entre deux tours avait perdu face à Jean-Marie LEPEN.
Souvenez-vous, M. JOSPIN a hypothéqué et assassiné sa carrière politique après cet échec face au Front National, ouvrant les portes de l'Elysée à Jacques CHIRAC une seconde fois !

Dominique de VILLEPIN ne se retire pas de la vie politique, mais (se) plante vraisemblablement un coup de couteau dans le dos, dans sa carrière mais aussi au niveau de ceux qui lui font confiance. C'est fort dommage et il n'est pas sur que ces soutiens actuels le suivront dans d'autres projets.  
Il lui faudra beaucoup user de son charisme et de sa force de persuasion pour rétablir les choses et ré-instaurer une certaine confiance... ce que JOSPIN ne peut plus faire.

A vrai dire, il semblerait que les hommes politiques français, voir les récents anciens Premiers Ministres, doutent de leurs compétences et fuient certaines responsabilités. Étonnant lorsque l'on a des convictions et que l'on souhaite fortement faire changer les choses.
Mais à ce stade, on se dit que l'on a les politiques que l'on mérite, car abandonner alors que l'on a toutes les cartes en main est fortement navrant pour un homme qui a sût mener son gouvernement.

On lui reconnaîtra, dans cet acte, d'avoir eu du bon sens ou de la sagesse au niveau financier après ses récents déboires.
Espérons que ces idées, son courage et sa vision pourront se retrouver au travers des candidats mais aussi du futur Président de la République Française.


mercredi 8 février 2012

Quelles sont les conséquences de l'intervention de LETCHIMY?

L'interpellation de M. Claude GUÉANT par Serge LETCHIMY, Député de la Martinique, ce mardi 07 Février lors des Questions au Gouvernement, a pris de grandes proportions tant au sein des Parlementaires  que dans la presse. Son geste fut qualifié d'intolérable et d’inapproprié.

Les remouds provoqués par son allocution et la suspension de séance qui s'en est suivi relève de l'exploit : jamais dans la 5ème République l'Assemblée Nationale ne s'est vidée de la sorte.
Pour mémoire, le dernier cas remonte en 1898 sous la 3ème République lors de l'Affaire Dreyfus qui a provoqué moult crises politiques et sociales en France.

Que risque Serge LETCHIMY?

Le Député tout comme n'importe quel parlementaire est sous le coup de l'immunité parlementaire, donc intouchable tant qu'il est dans l'exercice de ses fonctions. Aucune plainte ne pourra être reçu ni engagée à son encontre. Cette immunité due à son statut ne peut être révoquée que par l'Assemblée Nationale.
Ceci dit, le Conseil de l'Assemblée Nationale se réunira le 22 Février 2012 afin d'examiner cet incident ayant provoqué un trouble et un désordre de haute gravité compte tenu de ses propos, de ce qui lui est reproché et du fait qu'il ne veuille pas présenter d'excuses publiques. Le Député risque soit une retenue sur indemnités, soit une amende conséquente.

Par ailleurs, les membres de l'UMP ont requis du Candidat PS ainsi que la famille politique leur désolidarisation vis-à-vis de Serge LETCHIMY et de ses propos jugés outranciers. Au regard des propos de François HOLLANDE qui comprends la nature des propos du Député apparenté PS, il ne le désavoue pas publiquement ni s'assimile dans ses dires.
M. HOLLANDE ne souhaite pas faire de vagues ni de polémiques durant sa campagne : la vie est une question de priorités. Donc comme à son habitude, il ne prends pas trop de parti tranché dans cette situation.

Bien que désavoué publiquement par Mme Marie-Luce PENCHARD, Ministre des DOM (et originaire de Guadeloupe), Le Président de la Région Martinique a le soutien des ressortissants des DOM de tout partis politiques et même de certains Maires indépendantistes. Une telle fédération de courants politiques vers l'ancien maire de Fort de France est chose peut commune.

Les retombées pour Claude GUÉANT

Le Ministre doit venir le week-end du 10 février en Martinique puis s'engager dans une tournée en Guadeloupe ainsi qu'en Guyane. Le Président de Région Martinique lui a déjà signifié depuis le 06 Février que compte tenu de ses propos sur les "Civilisations" il n'est pas le bienvenu sur l'île.
A la suite de cela mais aussi de l'incident du 07 Février, les Présidents des Régions et Départements de Guyane et Guadeloupe ont déjà indiqués qu'ils ne recevront pas le Ministre sur leurs terres... De but en blanc, cela rappelle Jean-Marie LEPEN ainsi que Marine LEPEN tout à fait récemment sur l'île de la Réunion.

Bien que personae non grata, Claude GUÉANT a maintenu ses venues mais y a apporté des corrections ou ajustements compte tenu de la situation. Ses soutiens sur place préparent activement sa venue en rendant compte heure par heure de l'évolution sociale dans les régions concernées. Le staff et la garde rapprochée du Président de la République savent que le Ministre n'est plus désiré dans les DROM.
Certains s'amusent à dire que le Ministre voulait prendre des vacances pour ne pas venir en Outre-Mer afin d'échapper à cette corvée : le propos serait prémédité selon eux.

On espère que les tensions retomberont car le débat passionné risque d'altérer la campagne présidentielle qui risque d'être "sans foi ni lois" : tout les coups semblent permis. Il est temps de sonner la fin de la récréation et de s'en retourner aux besoins du peuple qui semble être oublié par le Gouvernement.

mardi 7 février 2012

Peut on tout dire à l'Assemblée Nationale?

L'intervention très remarquée du Député Serge LETCHIMY lors de la séance de Questions au Gouvernement du mardi 07 Février 2012 a suscité une vive polémique au sein de la majorité Parlementaire (UMP) mais aussi un certain mutisme de part son parti (La Gauche) sur les bancs de l'Assemblée Nationale.

En s'exprimant de la sorte et en choisissant les termes qu'il a énoncé, le Député de la Circonscription Centre de la Martinique a vu ses propos qualifiés d'outranciers, de désobligeants, d'irrespectueux envers les victimes de cette période noire de l'Europe, à savoir la montée de l'idéologie du "nazisme". Serge LETCHIMY est allé droit au but et a ainsi exprimé tout haut des propos pensés (ou dits) par la plupart tout bas.

Mais était il en droit d'agir de la sorte?

Tout Député est libre de s'exprimer ouvertement quand il est présent sur les bancs de l'Assemblée Nationale : la liberté d'expression est un droit dans ce pays démocratique qu'est la France. Aussi, avec les mots qui lui sont sien, son ressentit, ses convictions profondes, un Parlementaire peut s'adresser lors des séances des Questions au Gouvernement comme bon lui semble devant la nation (vu que les débats sont diffusés en télé).
Au 1er Ministre ainsi qu'à ses Ministres de trouver les mots justes, adéquats et adaptés pour apporter des éléments de réponse aux attentes de leurs interlocuteurs.

Qu'est ce qui a probablement coincé le 07.02.12 ? 

La liberté d'expression est un droit, maintenant la manière de le dire est une autre paire de manche. Il ne s'agit pas pour le Parlementaire de s'exprimer sans tenir compte des susceptibilités de chacun, du vécu et des impressions de son auditoire.
Certains sujets abordés, comparaisons ou analogies peuvent être mal perçues et heurter les parties en présence. Des mots mal choisis peuvent être sujet à interprétations, incompréhension voir engendrer de vives colères comme ce fut le cas avec M. LETCHIMY envers M. GUEANT et le parti majoritaire.

L'analogie choisie sur le thème du nazisme est justifiée quant aux récents propos du Ministre mais aussi quant à ses constants écarts de sémantique depuis quelques temps. Il faut alerter l'opinion publique quant aux dérives en cours vu l'expérience passée.
Ceci dit, le choix des mots bien forts était peut être inapproprié quand on sait que toucher à la religion, aux idéologies ainsi qu'à certaines périodes de l'histoire déchaîne inévitablement les passions.

En effet, c'est derrière ce rempart qu'est le "débat passionné" que c'est caché le Gouvernement en quittant la salle de manière bruyante, car de nos jours on ne peut pas parler "Juif" sans être taxé d'antisémite... Parler des noirs, de l'esclavage et du colonialisme ne provoque pas de tels effets visibles. Il n'y a qu'à se rappeler du texte sur les effets positifs de la colonisation !
A vrai dire, on sort le paravent quand cela arrange afin de s'y cacher, et se système de "deux poids, deux mesures" affiche une image d'hypocrisie de la part du 1er Ministre qui a été à l'origine de ce départ. Sans cela, les éclats de voix auraient perdurés mais la session aurait repris son court.

Le résultat

Toucher le plus grand nombre, tirer la sonnette d'alarme est un devoir pour tout membre du Gouvernement, pour tout Parlementaire : il représente le peuple et doit défendre l'intérêt du plus grand nombre. C'est l'un des principes de la République Démocratique.
Le propos qui était justifié est apparu comme choquant et n'a absolument apporté de réponses ni d'excuses de la personne directement concernée : une situation de statut quo s'en est suivi. Serge LETCHIMY a engendré une certaine ire à son encontre et l'objectif même du propos bien que perçu a été noyé voir altéré par la majorité qui c'est sentie (faussement ?) offusquée en en faisait une interprétation hasardeuse.

Était-ce là but escompté? Il semble que non selon les dires du Député LETCHIMY lors de ses interventions sur les chaines nationales et parlementaires, mais toujours est-il que le débat est ouvert et sans réponse de la part du Ministre GUEANT ou du Gouvernement.
Peut être que ce mercredi 08 Février verra , hormis la demande d'excuses publiques en provenance de M. FILLON envers M. LETCHIMY, une réponse adaptée et circonstanciée... mais en attendant, elle arrivera après coup.

L'ouragan Letchimy vide l'Assemblée Nationale

La séance de "Questions au Gouvernement" de ce mardi 07 Février 2012 restera dans les annales de la 5ème République de la France et est digne d'un cas d'école. Suite aux propos de Serge LETCHIMY concernant une déclaration plus que douteuse de Claude GUEANT, Ministre de l'Intérieur, le Gouvernement mené par son Premier Ministre, François FILLON, a quitté les bancs de l'Assemblée Nationale induisant une suspension définitive de la séance.

Du jamais vu depuis la mise en place de la 5ème République : tout le Gouvernement est parti, préférant la "fuite" face au droit de réponse. Ne dit'on pas qu'il faille battre le fer pendant qu'il est encore chaud?
M. Bernard ACCOYER avait déjà averti à deux reprises (en novembre et en janvier) qu'en cas de perturbations il suspendrait la séance. On se croirait presque de retour sur les bancs d'école : en cas de chahut on expulse tout le monde. Quelle image de nos parlementaires... une cour de récréation de l'école élémentaire !

Mais le propos de Serge LETCHIMY semble pour le moins pertinent face aux déclarations successives du Ministre, mais aussi de certains autre ministre. La dernière relative aux "civilisations" et sur le fait que certaines sont meilleures que d'autres : "toutes les civilisations ne se valent pas, il faut protéger la notre". A juste titre, cela lance un débat idéologique fort quand à la place de certains au sein du monde mais aussi au sein du pays dit démocratique qu'est la France.
A ce titre, on en arrive à stigmatiser certains... comme c'est déjà le cas depuis un moment en France. La chasse au immigrés en règle ou pas, les délits de faciès et les dérapages sémantiques sont de plus en plus fréquent de la part de membres du Gouvernement depuis un bon moment. La chose dommageable, mais il s'agit de ses prérogatives en cette période, c'est que le Chef de l'Etat (ainsi que le Chef du Gouvernement) cautionne de telles "sorties".

Les propos du Député LETCHIMY (apparenté PS) sont certes forts et emblématiques en prenant pour exemple le courant idéologique qu'est le nazisme en faisant cette analogie avec les propos du Ministre : mais est il réellement en tord dans sa question?!
La forme et l'allusion peuvent donner à réfléchir voir sujette à interprétations, mais dans le fond le propos se justifie pleinement quant aux dérives permanentes auxquelles nous assistons fréquemment. Et le fait de tirer la sonnette d'alarme sur cette situation est comme un coup de tonnerre devant rappeler le danger vers lequel on pourrait se diriger... Pour mémoire, c'est ainsi que la notion du nazisme c'est développer : l'émergence d'une race dite supérieure, qu'il faille préserver, que les autres sont au dessous, qui a conduit aux camps de concentration pour y entreposer voir entasser (je sais le terme est fort) toutes les autres races voir civilisations qui ne correspondent pas aux critères ariens (délit de faciès).

Le fait  de souligner que ce type d'idéologie est l’apanage de l’extrême-droite prouve aussi qu'en cette période pré-électorale que tous les coups sont permis : on ratisse large au niveau électorat. Plus on fait de voix mieux on se porte, voilà à quoi se réduit une campagne. Aucun distinguo ni aucun sens moral n'a sa place et l'on cautionne se que l'on rejetait avant.

En décidant de partir avec son Gouvernement, le Premier Ministre a manqué une occasion de rétablir les choses et "d'élever le débat à un autre niveau avec la sévérité qu'il juge nécessaire" comme le souligne Mme TAUBIRA. C'est de son devoir de réprimander quand il y a des écarts et de recentrer le débats, mais qu'attendre de celui-ci quand il ne fait rien dans son propre parti. Agir ainsi ne serait que pure hypocrisie pour lui qui tolère voir acquiesce les écarts sémantiques.
En quittant les bancs dans un brouhaha indescriptible, les Parlementaires UMP ont préférés jeter l'éponge plutôt que de répondre ouvertement, sur un faux fond d'offense et d'indignation maquillée alors même que la plupart on désapprouvés (hors caméras) les propos de Claude GUEANT ce week-end.
Demander la sanction des propos de M. LETCHIMY mais aussi en tant que Député est un acte plutôt désinvolte et "lâche" plutôt que d'apporter une vrai réponse.

Serge LETCHIMY a fait preuve de courage et assume pleinement son intervention qu'il ne compte pas retirer et attend de Claude GUEANT des excuses quand à la teneur de ses derniers propos. Malgré la demande faite par François FILLON ainsi que d'autres Députés UMP, il ne fera pas d'excuses publiques.
Certains diront qu'il a prémédité son coup, voulu son heure de gloire, se démarquer comme Aimé CÉSAIRE en son temps, porter l'héritage du Chantre de la Négritude... mais malgré tout et en dépit de cela l'allocution visant à recentrer le Ministre était légitime.
Les ressortissants des réseaux sociaux vivants ou originaires des DOM ne tarissent pas d'éloges sur le Président de la Région Martinique et ce "dérapage" ou "sortie" contrôlée et volontaire (vu que tout le monde en fait) lui a assuré une certaine visibilité tant dans DROM qu'au niveau national.

Un Antillais, descendant d'esclave, a réussi l'incroyable en vidant les bancs de l'Assemblée Nationale sur des propos qualifiés de désobligeants par la majorité. Aucun n'avait réussi cet exploit : les temps changent.
Plutôt que de répondre, l'UMP a préféré partir en se tirant une balle dans le pied plutôt que d'élever et clarifier le débat : triste réalité...

Voici quelques vidéos retraçant cette séance ainsi que sa question !

Intervention du Député Letchimy

Interview de Serge Letchimy sur BFMTV

Question de Serge LETCHIMY à Claude GUÉANT